Tech · 13 septembre 2026

Bang & Olufsen Beosound A9, quand le textile participe au son

Icône du design audio depuis plus de dix ans, la Bang & Olufsen Beosound A9 revient dans une nouvelle finition Sienna Brown habillée du textile Woolscape développé avec Kvadrat. Une évolution qui souligne plus que jamais sa double nature : enceinte puissante et véritable objet d’intérieur.

Bang Olufsen Beosound A9
© Bang & Olufsen

Depuis son lancement, l’enceinte Beosound A9 assume sa présence dans la pièce avec une silhouette circulaire immédiatement reconnaissable, trois pieds qui la rapprochent davantage du mobilier que de l’électronique traditionnelle, et cette manière assez rare de faire du son un élément visible de l’intérieur.

Aujourd’hui dans sa cinquième génération, l’A9 conserve cette philosophie intacte. Bang & Olufsen n’a jamais vraiment cherché à bouleverser son dessin, mais plutôt à le faire évoluer par les matières, les finitions et les usages. Sa nouvelle interprétation, qui associe une finition Sienna Brown à une façade Woolscape Mineral Red développée avec Kvadrat, s’inscrit précisément dans cette logique.

Ce n’est donc pas tant une nouvelle enceinte qu’une nouvelle manière de regarder l’une des pièces les plus emblématiques de la maison danoise.

Une enceinte pensée comme un objet d’intérieur

Le dessin de la Beosound A9 repose sur une idée d’une grande simplicité : le cercle.

Le designer danois Øivind Alexander Slaatto s’est inspiré de la pureté et de la symétrie de cette forme, mais aussi de la manière dont le son se propage naturellement dans l’espace. Le résultat est devenu l’un des designs les plus reconnaissables de Bang & Olufsen.

Posée sur ses trois pieds, l’A9 évoque presque une pièce de mobilier. Elle peut être installée dans un angle, laissée plus librement dans un salon ou devenir un véritable point focal dans une grande pièce.

Mais son design ne se limite pas à cette configuration devenue familière. L’enceinte peut également être accrochée au mur, où son disque prend une dimension beaucoup plus graphique. Selon la couleur choisie, elle peut presque se fondre dans le décor ou, au contraire, fonctionner comme un élément décoratif à part entière.

C’est cette flexibilité qui explique en partie sa longévité.

L’apparence de l’A9 peut changer sans que son identité disparaisse. Les façades textiles sont interchangeables, les pieds peuvent adopter différentes finitions, et les couleurs permettent de jouer soit la continuité avec l’intérieur, soit le contraste.

On peut ainsi faire évoluer l’enceinte avec une pièce ou un nouvel aménagement, sans avoir à remplacer l’objet lui-même.

Et quelle que soit la finition choisie, la forme reste immédiatement identifiable.

Un design qui ne sacrifie pas la fonction

Cette dimension décorative ne doit pas faire oublier que l’A9 reste avant tout une enceinte ambitieuse.

Dans sa cinquième génération, elle repose sur la plateforme Mozart de Bang & Olufsen, conçue pour faire évoluer les fonctions connectées dans le temps. AirPlay 2, Chromecast, Spotify Connect et Bluetooth permettent une diffusion directe depuis les principaux services et appareils.

L’usage reste volontairement simple. Les commandes tactiles intégrées à la partie supérieure permettent de contrôler la lecture ou d’ajuster le volume d’un geste. Pas besoin de sortir son téléphone pour chaque interaction, ce qui correspond assez bien à la philosophie de l’A9 : faire oublier la complexité technique derrière un objet que l’on utilise presque instinctivement.

Bang & Olufsen a également beaucoup travaillé sur la manière dont l’enceinte réagit à son environnement.

L’Active Room Compensation analyse son placement dans la pièce et adapte la restitution en conséquence. Une A9 installée près d’un mur ne se comporte pas exactement de la même manière qu’une enceinte posée plus librement dans un vaste espace. Le système corrige donc le rendu afin de conserver un équilibre cohérent entre les différentes fréquences.

Cette fonction prend tout son sens sur un modèle que l’on peut déplacer, poser dans un angle ou fixer au mur.

Un son dimensionné pour les grands espaces

La Beosound A9 n’est pas pensée comme une petite enceinte d’appoint.

Son ambition est clairement de remplir une pièce, avec une restitution ample et enveloppante. C’est dans les grands volumes qu’elle exprime le mieux son intérêt : salon ouvert, loft, pièce de réception ou intérieur où l’on souhaite éviter de multiplier les enceintes visibles.

Sa puissance lui permet de donner de la matière au son sans avoir recours à un ensemble traditionnel composé de plusieurs éléments séparés.

L’expérience peut aller encore plus loin avec l’appairage stéréo.

Deux A9 peuvent être associées sans fil pour créer une scène sonore plus large, avec une meilleure séparation entre les canaux gauche et droit. L’intérêt n’est pas seulement d’augmenter la puissance disponible, mais de gagner en profondeur et en spatialisation.

Visuellement, le résultat est également assez spectaculaire. Une paire d’A9 crée une véritable symétrie dans une grande pièce, avec quelque chose de beaucoup plus architectural qu’un système hi-fi classique.

Bang & Olufsen annonce alors un total de quatorze haut-parleurs pour l’ensemble du système et une puissance combinée supérieure à 3 000 watts. De quoi donner une idée de l’échelle à laquelle l’A9 a été pensée.

Woolscape change la perception de l’enceinte

Bang Olufsen Beosound A9
© Bang Olufsen

C’est pourtant par le textile que cette nouvelle version se distingue le plus.

Bang & Olufsen poursuit sa collaboration avec Kvadrat en introduisant Woolscape®, un revêtement développé par Kvadrat Febrik avec le duo de designers suédois Front.

La nouvelle configuration associe une finition Sienna Brown à une façade Woolscape Mineral Red. Le brun profond recouvre l’enceinte et ses pieds en aluminium brossé, tandis que le textile apporte davantage de texture et de chaleur à la grande surface circulaire.

L’effet est très différent d’une façade plus uniforme.

Woolscape associe quatre tonalités complémentaires et présente un relief volontairement irrégulier. La surface change légèrement selon la lumière, ce qui donne à l’enceinte une présence plus vivante et moins strictement technologique.

Une icône que l’on peut faire évoluer

Cette nouvelle finition rappelle finalement ce qui distingue le plus la Beosound A9 de nombreuses enceintes connectées.

Elle a été pensée pour durer visuellement.

Bang & Olufsen proposera d’ailleurs d’autres façades Woolscape séparément, notamment en Black Anthracite, Gold Tone et Natural Aluminium. Cela permet de modifier l’apparence d’une A9 existante sans changer l’enceinte elle-même.

Le principe est simple, mais il prend une importance particulière sur un appareil aussi visible.

Lorsque l’on achète une A9, on ne choisit pas seulement un système audio. On choisit aussi une forme qui va occuper durablement l’espace.

Pouvoir changer une façade, modifier une finition ou jouer sur les contrastes permet alors de faire évoluer l’objet au même rythme que son intérieur.

La combinaison Sienna Brown et Woolscape Mineral Red illustre parfaitement cette idée. Elle apporte davantage de chaleur et de profondeur à l’A9 sans chercher à transformer ce qui fonctionne déjà.

Plus de dix ans après l’apparition du modèle, la recette reste donc étonnamment actuelle : une forme forte, une vraie ambition sonore et suffisamment de liberté dans les matières pour que l’enceinte puisse continuer à changer sans perdre son identité.

C’est peut-être cela, au fond, qui fait de la Beosound A9 une référence durable. Elle appartient autant au monde de l’audio qu’à celui du design intérieur, et semble depuis longtemps avoir compris qu’un objet technologique peut devenir beaucoup plus intéressant lorsqu’il cesse de ressembler à un simple appareil.


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