Quelles lunettes de soleil choisir en 2026 ? Les collections des grandes maisons proposent cette saison des silhouettes capables de transformer une tenue avec quelques millimètres d’acétate, de métal ou de verre teinté. Jacques Marie Mage, Cartier, Tom Ford, Bottega Veneta, Brunello Cucinelli et Saint Laurent explorent chacun leur propre vision de la lunetterie masculine, entre références vintage, lignes graphiques et interprétations contemporaines des grands classiques.
Le choix d’une paire de lunettes mérite pourtant un peu d’attention. La forme doit dialoguer avec les traits du visage, les proportions de la silhouette et le vestiaire auquel elle sera associée. Une monture épaisse peut devenir une véritable signature avec une tenue sobre. Une ligne plus fine accompagnera facilement un tailoring estival, une chemise en lin ou une silhouette décontractée.
Saint Laurent SL 734 Aviator — le soir venu à Ibiza
Une silhouette graphique pour prolonger la journée
La SL 734 Aviator de Saint Laurent ouvre cette sélection sur une note plus nocturne. Son allure évoque les silhouettes parisiennes de la maison, la musique et les soirées d’été, avec une personnalité qui s’accorde particulièrement bien aux tenues monochromes.
Sa monture en acétate et ses proportions généreuses lui donnent une présence immédiate sur le visage. La ligne reste cependant maîtrisée, avec une construction graphique qui laisse la forme parler d’elle-même. L’ensemble reprend les codes de l’aviateur tout en lui apportant une expression plus contemporaine.
On l’imagine volontiers à Ibiza lorsque la lumière disparaît derrière l’horizon, ou sur une terrasse à Cannes après le coucher du soleil. Une chemise noire, un pantalon fluide ou un blouson en cuir léger suffisent à composer autour d’elle une silhouette cohérente.
Jacques Marie Mage Earl — l’aviateur prend le large
Un classique revisité avec davantage de caractère
L’aviateur demeure l’une des grandes formes de la lunetterie masculine. Son histoire est associée au voyage, à l’aviation, à l’automobile et aux grands espaces. Avec la Earl, Jacques Marie Mage reprend cet imaginaire et l’inscrit dans son univers de montures aux références vintage affirmées.
Le travail sur les proportions donne à la silhouette une présence certaine tout en conservant une ligne facile à intégrer dans un vestiaire masculin. L’équilibre entre largeur, volumes et construction permet au modèle de conserver l’esprit de l’aviateur sans tomber dans une interprétation trop spectaculaire.
La Earl trouve naturellement sa place sur le pont d’un Riva, entre Portofino et Santa Margherita Ligure, lorsque la lumière devient plus douce. Chemise en lin, pantalon clair et montre à bracelet acier composent une silhouette particulièrement naturelle avec cette forme. Elle pourra également accompagner une tenue plus habillée une fois la journée terminée.

Matières et savoir-faire : ce qui distingue une belle monture
Le prix d’une paire de lunettes ne suffit pas à déterminer sa qualité. Dans le haut de gamme, le choix des matériaux et la précision de fabrication jouent un rôle majeur.
L’acétate de cellulose
L’acétate de cellulose fait partie des matériaux emblématiques de la lunetterie haut de gamme. Il permet de travailler des couleurs profondes, des effets d’écaille, des transparences et des volumes importants. Son polissage peut également révéler une profondeur particulière à la matière.
Le titane japonais
Le titane est particulièrement apprécié pour sa légèreté, sa résistance et sa capacité à être travaillé dans des constructions fines. Il convient particulièrement aux montures qui recherchent la finesse et la légèreté. Il peut également devenir un élément esthétique à part entière lorsque ponts, branches et charnières sont volontairement mis en évidence.
Jacques Marie Mage x Haider Ackermann Melchior — l’escale la plus exclusive
Une collaboration au caractère affirmé
La Melchior, née de la collaboration entre Jacques Marie Mage et Haider Ackermann, occupe une place plus confidentielle dans cette sélection. Sa silhouette rectangulaire et ses volumes lui donnent une personnalité immédiatement identifiable.
La monture possède une présence sculpturale qui traduit bien l’approche de Jacques Marie Mage, tandis que l’univers de Haider Ackermann accentue sa dimension mode. La forme attire naturellement le regard et peut devenir le point de départ de toute une silhouette.
Une pièce aussi expressive demande peu d’éléments autour d’elle. Une chemise noire portée ouverte, un ensemble en lin monochrome ou un tailoring souple permettent de lui laisser toute sa place. À Ibiza, au coucher du soleil, elle trouve un décor particulièrement cohérent avec son caractère.
Première de Cartier — le glamour de la Riviera
Une approche plus précieuse de la lunetterie
Avec la Première de Cartier, la lunetterie entre dans un registre plus précieux. La maison parisienne transpose certains codes de son univers joaillier dans une collection où les matériaux, les détails métalliques et les proportions occupent une place centrale.
Selon les déclinaisons, l’acétate et le métal se combinent dans des constructions aux lignes épurées. Certaines versions adoptent une conception sans cerclage qui accentue encore leur légèreté visuelle. Les détails constituent une part essentielle de l’identité de la collection et permettent à Cartier de signer ses montures sans multiplier les effets.
La Première de Cartier semble naturellement destinée aux terrasses des grands hôtels de la Riviera. Cannes, Monaco ou Saint-Jean-Cap-Ferrat constituent des décors évidents pour cette silhouette qui accompagne aussi bien une veste en lin qu’un costume d’été ou une tenue plus décontractée.
Tom Ford Icon Navigator — l’heure dorée sur la Côte Amalfitaine
L’aviateur selon Tom Ford
Tom Ford maîtrise depuis longtemps les codes du glamour et du tailoring. L’Icon Navigator en propose une lecture particulièrement structurée. Sa forme située entre l’aviateur et la monture géométrique donne au visage une architecture plus affirmée.
Le double pont renforce cette construction tandis que l’acétate apporte de la profondeur à la silhouette. La largeur des verres, l’épaisseur de la monture et la courbure générale ont été pensées pour produire une présence certaine tout en conservant une ligne élégante.
À Positano, lorsque la lumière devient dorée et que les façades colorées descendent vers la mer, l’Icon Navigator trouve naturellement son décor. Une veste légère sur un polo en maille, un pantalon à pinces et des mocassins composent une silhouette qui lui correspond particulièrement bien.

Les verres
La protection contre les rayonnements ultraviolets doit constituer un critère prioritaire. Une teinte très sombre de verres ne signifie pas automatiquement une meilleure protection contre les UV : il faut vérifier les caractéristiques annoncées par le fabricant.
Selon les besoins, on peut également rechercher une polarisation ou différents traitements destinés à améliorer le confort visuel.
La couleur des verres participe enfin à l’esthétique. Le gris possède une expression sobre, le brun apporte davantage de chaleur, tandis que certaines teintes plus colorées donnent à la monture une personnalité plus affirmée.
Jacques Marie Mage Zimmerman — une allure graphique à Capri
Le vintage dans une lecture contemporaine
Avec la Zimmerman, Jacques Marie Mage adopte une approche plus graphique. Sa forme rectangulaire et ses volumes affirmés s’inscrivent dans cette esthétique vintage sophistiquée qui constitue l’une des signatures de la maison.
L’épaisseur de l’acétate renforce sa présence sur le visage, tandis que les proportions soigneusement équilibrées permettent de conserver une certaine élégance. La monture possède suffisamment de caractère pour structurer une silhouette sans tomber dans la caricature rétro.
À Capri, sur une terrasse dominant la mer ou à bord d’un bateau vers Positano, la Zimmerman semble parfaitement à sa place. Un polo en maille, une chemise en coton léger ou une veste souple suffisent à l’accompagner. Elle peut également trouver sa place avec un vestiaire plus habillé, à condition de conserver une certaine sobriété autour du visage.
Tom Ford Liam-02 — l’élégance discrète de Portofino
Une monture plus fine et polyvalente
La Liam-02 révèle une facette plus retenue de Tom Ford. Sa forme rectangulaire et ses proportions contenues lui permettent de s’intégrer facilement dans différents registres vestimentaires.
Sa construction associe le métal et l’acétate, avec le détail en T caractéristique de la maison sur les branches. Cette combinaison apporte suffisamment de contraste pour donner du relief à la monture tout en conservant une certaine légèreté visuelle.
Pour une journée à Portofino, une chemise blanche, un pantalon écru, une ceinture en cuir et des mocassins souples composent une silhouette naturelle autour de la Liam-02. Elle possède également cette polyvalence qui lui permet de quitter rapidement le registre des vacances pour rejoindre un vestiaire urbain.
Bottega Veneta Sardine Aviator — la Riviera version contemporaine
Une lecture sculpturale du grand classique
Avec la Sardine Aviator, Bottega Veneta revisite l’une des formes les plus reconnaissables de la lunetterie masculine. La silhouette conserve l’esprit de l’aviateur tout en adoptant un langage plus contemporain, en accord avec l’univers sculptural de la maison italienne.
La construction métallique et les proportions généreuses donnent au modèle une présence particulière. La largeur des verres contraste avec la finesse relative de la structure et crée un équilibre graphique qui éloigne la monture de l’aviateur traditionnel.
Une terrasse blanche à Mykonos, une maison face à la mer à Paros ou une promenade en fin de journée offrent des décors naturels à cette silhouette. Chemise ample, polo en maille fine, pantalon fluide ou ensemble en coton permettent de construire autour d’elle un vestiaire estival contemporain.
Jacques Marie Mage Leonard — l’élégance rétro de Saint-Tropez
Une signature vintage aux proportions affirmées
La Leonard de Jacques Marie Mage possède cette allure particulière des montures qui semblent puiser directement dans une autre époque. Sa silhouette évoque les formes optiques du début des années 1980 tout en conservant une exécution contemporaine.
Son dessin légèrement sculpté apporte davantage de caractère qu’une monture rectangulaire classique. Les volumes de l’acétate structurent le visage tandis que le double pont renforce son identité rétro. L’ensemble possède une présence certaine, avec des proportions qui lui permettent de devenir une véritable signature personnelle.
À Saint-Tropez, une chemise blanche légèrement ouverte, un pantalon en lin et des mocassins composent naturellement avec elle. La Leonard fonctionne également dans un contexte plus urbain, notamment avec un tailoring décontracté, un polo en maille ou un blouson en cuir.
Brunello Cucinelli Carlito B. — la dolce vita en version discrète
L’élégance italienne dans sa forme la plus sereine
La Carlito B. de Brunello Cucinelli représente une conception plus discrète du luxe. La maison italienne privilégie les proportions, les matériaux et la qualité des détails pour construire une identité immédiatement reconnaissable.
L’association du titane et de l’acétate permet de jouer sur les volumes et la légèreté. La silhouette conserve les grands codes de l’aviateur tout en adoptant des lignes plus épurées. Les détails présents sur les branches apportent une signature subtile et s’intègrent naturellement à l’ensemble.
On l’imagine dans les collines dominant la Méditerranée, sur une terrasse ombragée en Sardaigne ou à quelques kilomètres de Portofino. Chemise en lin, pantalon clair, mocassins en daim et montre en acier composent avec elle une silhouette à l’élégance tranquille.
Dix lunettes, dix façons de vivre l’été
Ces dix modèles dessinent plusieurs visages de la lunetterie masculine de luxe. Jacques Marie Mage cultive les références vintage et les montures à forte personnalité. Cartier apporte une dimension plus précieuse. Tom Ford travaille le glamour et le tailoring, tandis que Brunello Cucinelli privilégie une sophistication plus discrète. Bottega Veneta et Saint Laurent proposent des lectures plus contemporaines, où la lunetterie rejoint pleinement le vocabulaire de la mode.
Il serait toutefois dommage de choisir une paire uniquement pour son nom ou son allure sur une photographie. La forme du visage, les proportions de la monture, la teinte des verres et le vestiaire avec lequel elle sera portée jouent un rôle déterminant.
Comment choisir ses lunettes de soleil de luxe pour homme ?
Une monture épaisse et sculpturale peut devenir le point fort d’une silhouette construite autour de pièces simples. Une forme plus fine accompagne facilement une tenue déjà structurée. Les aviateurs s’accordent naturellement avec les codes du tailoring estival, tandis que les modèles rectangulaires ou carrés apportent davantage de caractère à une chemise en lin ou à un polo en maille.
La couleur compte également. Une monture noire apporte une présence graphique immédiate. Les écaille et les acétates bruns introduisent davantage de chaleur, particulièrement sous la lumière estivale. Les métaux offrent quant à eux une expression plus légère et peuvent facilement accompagner un vestiaire habillé.
Les proportions méritent enfin une attention particulière. Une monture doit trouver son équilibre avec le visage : largeur, hauteur des verres, épaisseur des branches et position du pont participent tous à l’harmonie générale. Une paire particulièrement expressive peut devenir une signature ; un modèle plus discret pourra accompagner une garde-robe beaucoup plus large.
Les grandes maisons de lunettes de soleil pour homme
DITA, Jacques Marie Mage, Matsuda, EYEVAN 7285, Persol, Cartier, MYKITA, Tom Ford, MOSCOT et Oliver Peoples développent chacun une vision particulière de la lunetterie haut de gamme. Leurs collections permettent d’explorer des approches très différentes, du vintage le plus travaillé aux lignes contemporaines les plus épurées.
Une signature jusque dans les détails
Une belle paire de lunettes de soleil possède cette capacité particulière à modifier immédiatement une silhouette. Une Leonard de Jacques Marie Mage évoque un glamour rétro affirmé. Une Première de Cartier apporte une dimension plus précieuse. Une Carlito B. traduit une certaine idée de la discrétion italienne, tandis qu’une SL 734 accompagne une allure plus nocturne.
Le décor joue également son rôle. Sous la lumière blanche de la Méditerranée, les verres teintés, les montures écaille, les métaux dorés et les acétates profonds prennent une dimension différente. À Saint-Tropez, Portofino, Positano, Ibiza ou Mykonos, les lunettes deviennent une ponctuation de la silhouette et participent pleinement à l’allure.
Au-delà de leur fonction première, elles peuvent ainsi devenir une véritable signature personnelle. Une paire bien choisie accompagne un vestiaire, souligne un visage et donne parfois à une tenue ce dernier détail qui fait toute la différence.
Les visuels présentés dans cet article constituent une interprétation éditoriale des produits. Ils sont non contractuels et destinés à l’illustration.