Présenté comme l’interprétation la plus raffinée et la plus discrète du SUV britannique, le nouveau DBX GT d’Aston Martin conserve les performances du DBX S tout en travaillant plus finement le confort, l’insonorisation, les matériaux et la douceur de fonctionnement. Une manière différente d’aborder le super-SUV : toujours 727 ch sous le capot, mais avec une volonté beaucoup moins visible de le rappeler à chaque instant.
Un DBX qui préfère l’élégance à l’agressivité
La différence apparaît d’abord dans le dessin. Le DBX GT reçoit une nouvelle calandre à doubles lamelles métalliques, proposée en finition claire ou sombre. Ces éléments se prolongent jusqu’aux prises d’air latérales intégrant les feux de jour, avec une composition plus horizontale destinée à accentuer visuellement la largeur de la face avant.

Sur les ailes avant, l’habituelle lame latérale Aston Martin adopte une construction métallique en deux parties associant surfaces polies et satinées. La marque revendique ici une inspiration venue de l’horlogerie traditionnelle, un détail particulièrement cohérent avec le positionnement recherché par cette version GT.
Les parties basses des boucliers, les bas de caisse et le diffuseur sont désormais peints dans la teinte de carrosserie. Le DBX GT repose de série sur de nouvelles jantes forgées de 22 pouces en finition Satin Titanium diamantée, associées à des pneumatiques toutes saisons. Des roues de 23 pouces restent proposées en option pour ceux qui souhaitent une présence visuelle plus marquée.
À l’arrière, quatre sorties d’échappement disposées horizontalement complètent cette nouvelle identité. Leur dessin associe extérieur poli et intérieur anodisé satiné, sans transformer pour autant le DBX GT en démonstration permanente de puissance.
Cette retenue est précisément le sujet. Aston Martin parle de « quiet luxury » et cherche ici une présence moins agressive que celle du DBX S. Marek Reichman, directeur créatif de la marque, décrit ainsi une voiture à la « quiet charisma », dont les performances restent volontairement en retrait dans son expression visuelle.
L’habitacle devient le véritable territoire du GT
C’est probablement à bord que la personnalité du DBX GT s’affirme le plus clairement.
Aston Martin a redessiné les sièges avant et arrière en retravaillant rembourrage, maintien latéral et courbes de soutien. Une couche de mousse à mémoire de forme de 10 mm est intégrée à l’assise afin d’améliorer le confort sur les longs trajets, tandis que les bourrelets latéraux ont été remodelés pour conserver un maintien adapté à une conduite plus dynamique.

La banquette arrière évolue également avec deux places latérales davantage sculptées, dotées d’appuie-tête prolongés et de renforts latéraux plus enveloppants, tout en conservant une configuration cinq places. Le toit panoramique en verre fait partie de la dotation standard et apporte davantage de lumière à cette partie de l’habitacle.
Le travail sur les matériaux va dans le même sens. Le sélecteur rotatif des modes de conduite et plusieurs commandes secondaires sont réalisés en métal anodisé. Le DBX GT reçoit également des combinaisons de selleries monochromes, bicolores ou tricolores qui lui sont propres, accompagnées de matelassages, perforations et broderies spécifiques.
Aston Martin pousse assez loin le détail : chaque siège avant mobilise à lui seul 691 mètres de fil, 3 297 perforations et plus de quatre heures et demie de travail. Le cuir semi-aniline et les tapis à poils épais sont proposés de série.
Le luxe se mesure aussi en décibels
Aston Martin a revu l’isolation acoustique de la structure et l’étanchéité de l’habitacle afin de réduire les bruits de roulement, d’air et de circulation. Des matériaux insonorisants supplémentaires ont été positionnés dans les portes, autour des passages de roues et dans la partie arrière, tandis que les vitres latérales arrière utilisent désormais un verre feuilleté acoustique.
Selon Aston Martin, ces modifications permettent d’améliorer de 13 % son « Articulation Index », un indicateur utilisé pour mesurer la facilité avec laquelle les occupants peuvent converser dans une voiture en mouvement.
L’objectif est moins spectaculaire qu’un chiffre de puissance supplémentaire, mais sans doute plus pertinent pour la philosophie de cette version : permettre de discuter normalement, téléphoner ou profiter du système audio Bowers & Wilkins dans une ambiance plus feutrée.
Toujours 727 ch sous le capot
Cette recherche de douceur n’a pas conduit Aston Martin à réduire les performances. Le DBX GT reprend le V8 4,0 litres biturbo utilisé par le DBX S. Développant 727 ch et 900 Nm, il bénéficie d’une technologie de turbocompresseurs partagée avec la supercar Valhalla.
Le 0 à 60 mph — soit 96 km/h — est annoncé en 3,1 secondes, tandis que la vitesse maximale atteint 193 mph, soit environ 310 km/h. Le freinage reste confié à des disques carbone-céramique de 420 mm à l’avant et 390 mm à l’arrière.
Le DBX GT conserve également la direction à démultiplication plus rapide du DBX S, avec un diamètre de braquage de 12 mètres. Il reste donc, sur le papier, capable de changer radicalement de personnalité lorsque la route le permet.
Une suspension réglée pour les longues distances
La distinction entre GT et S repose davantage sur la manière dont cette puissance est délivrée.
Les amortisseurs bénéficient d’un calibrage spécifique et d’un nouveau système interne de valves destiné à mieux filtrer les petites irrégularités à haute fréquence : revêtements granuleux, raccords de chaussée ou bandes rugueuses par exemple.
La gestion de la raideur évolue également selon le mode de conduite sélectionné afin de préserver le contrôle de caisse et la réponse de la direction lorsque le rythme augmente.
Aston Martin a parallèlement retravaillé la réponse de l’accélérateur pour offrir une progression plus précise, ainsi que la calibration de la boîte automatique à neuf rapports avec embrayage humide afin d’obtenir des passages plus réguliers à faible allure comme en conduite soutenue.
Certains enseignements du programme Valhalla ont également été repris. Un nouveau silentbloc de transmission plus rigide limite les mouvements de la boîte par rapport à la carrosserie tandis que deux amortisseurs longitudinaux supplémentaires travaillent entre la caisse et le berceau arrière. L’objectif est notamment de conserver une sensation de rigidité et de maîtrise lorsque la suspension rencontre une forte compression ou une déformation importante de la chaussée.
Même l’échappement sait se faire discret
Le choix des roues de 22 pouces de série n’est d’ailleurs pas uniquement esthétique. Associées aux Pirelli Scorpion Zero All-Season, elles participent à la recherche de souplesse à faible vitesse et à la réduction des bruits de roulement. Les jantes de 23 pouces peuvent recevoir des Pirelli P Zero été ou Scorpion Zero All-Season.
Même l’échappement bénéficie d’un réglage propre au GT.
Aston Martin a retravaillé le mélange des flux de gaz dans le silencieux arrière afin d’obtenir une sonorité plus ronde et d’éliminer certaines fréquences métalliques. En mode GT, le V8 se veut volontairement discret. Les modes Sport et Sport+ libèrent à nouveau davantage sa voix lorsque le conducteur le souhaite.
C’est probablement là que le DBX GT trouve sa cohérence.
Aston Martin ne cherche pas à masquer la nature d’un SUV capable d’atteindre 310 km/h. La marque déplace simplement le centre de gravité de l’expérience vers ce qui compte lorsque ces performances ne sont pas sollicitées : silence, confort, matériaux, douceur et qualité d’exécution.
Dans un segment où la puissance dépasse désormais régulièrement des niveaux autrefois réservés aux supercars, le véritable luxe pourrait justement consister à ne pas avoir besoin de la montrer.
Les premières livraisons de l’Aston Martin DBX GT sont annoncées pour le quatrième trimestre 2026.


